Archiving one : Miscellaneous.

This first post aims to get rid of all that doesn’t fit anywhere else. And there are quite a few links to place here ! They direct you to a piece of reflexion, or just a reading that caught my eye at some point, for some obvious or strange reason that I’m all but likely to remember. Anyway, enjoy this somehow odd compilation.

  1. Stay at home dads… an insight on a friendship.
    [eng] http://www.nytimes.com/2016/03/04/fashion/mens-style/stay-at-home-brooklyn-dads-friendship.html
  2. About Japan and its representation in cinema linked to the reality described by Dana Stevens on Slate.fr
    [fr] http://www.slate.fr/story/115735/voyage-japon-vie-cinema
  3. Terrifying testimony on dominant male culture among park rangers in the USA.
    [eng] http://highline.huffingtonpost.com/articles/en/park-rangers/
  4. This really cool participative dance project based on Pina Bausch’s work.
    [fr] http://concert.arte.tv/fr/nelkenline
  5. Words that are their own opposites… Tricky.
    [eng] http://mentalfloss.com/article/57032/25-words-are-their-own-opposites
  6. A label I like, by Keith Keniff.
    [eng] http://www.unseen-music.com/

 

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Stops & spots of the week – XXXIII

Features that made my week…

  1. Oops, tourism…
    [fr] http://mobile.lemonde.fr/climat/article/2018/05/07/le-tourisme-fait-s-envoler-le-rechauffement-planetaire_5295656_1652612.html
  2. Hardy kiwi and varieties..
    [eng] https://savvygardening.com/growing-kiwi-fruit/
  3. Oops, nutrients in plants are dropping..
    [eng] https://www.politico.com/agenda/story/2017/09/13/food-nutrients-carbon-dioxide-000511
  4. A little challenge..
    http://www.chine-culture.com/origami/ciel-dragon.php
  5. Cheer up, chin up ?
    [eng] https://www.rs21.org.uk/2014/11/19/not-crazy-as-in-wacky-but-mad-as-in-fuck-this/
  6. Sound discovery.
    https://colasdidgeridoo.bandcamp.com/

D’une premiere semaine de voyage.

(vous me pardonnerez l’absence d’accents et de ponctuation claire, je suis sur un clavier japonais, parametre pour de l’anglais…)

Notre voyage a donc reellement debute lorsque nous avons mis le pied dans le port de Kagoshima, en commencant une petite balade pour observer le superbe Sakurajima – volcan actif en face de la ville.

Le lendemain matin, le 9 avril, premier voyage en Shinkansen ! Le confort y est hors du commun, on se croirait en classe affaires d’un vol moyen courrier – les sieges sont larges et l’espace pour les jambes est immense. C’etait aussi l’occasion de vivre ce que beaucoup de touristes retiennent de leur voyage au Japon – la gentillesse et l’amabilite des japonais, qui ont tendance a offrir de la nourriture aux etrangers… apres les oranges au port de Miyanoura, c’est un monsieur dans le train qui nous a offert des biscuits ! Notre destination – l’ile de Miyajima, couverte de temple et connue mondialement pour sa porte rouge dite flottante, car les pieds dans l’eau a maree haute. C’est un des endroits, par ses temples en plein milieu des forets montagneuses, qui m’a le plus impressionne jusqu’a ce jour.

Au matin du 10 avril, nous arrivons a Kurashiki – peu connue des touristes, elle vaut largement le detour pour son quartier historique Bikan entierement preserve ou nous avons visite une demeure appartenant a l’une des plus grandes familles de la ville, le musee des objets de l’artisanat local et le musee des poupees et jouets anciens. Notre passage a Kurashiki est egalement marque par l’excellente auberge de Yuurin-an, installee dans des batiments datant de 300 ans pour la partie la plus ancienne et 150 ans pour la plus recente… avec une equipe formidable qui qssure un sejour inoubliable !

Le 11 avril, nous partons pour Okayama. C’est dans cette ville que se trouve le Korakuen, l’un des trois jardins les plus renommes du Japon, surplombe par son chateau dit du Corbeau Noir, car entierement noir – c’est le signe de son appartenance a une periode ancienne du Japon, tous les chateaux plus contemporains etant blancs. Guides par Tomoyoshi Doi, excellent guide, nous avons pu apprecier toute l’histoire de ce magnifique jardin dans lequel, encore deux ans auparavant, vivait encore l’un des premiers arbres plantes a sa creation il y a trois siecles. Puis nous prenons un train pour Kibutsu, temple bouddhiste au Nord de la ville qui possede un reseau d’allees couvertes sobres et elegantes (en comparaison de l’habituel rouge dont sont pares ces structures dans d’autres temples). La petite surpriseau bout d’une de ces allees ? Un kyudojo (lieu de pratique du kyudo, tir a l’arc traditionnel japonais) !

Le 12 avril, nous mettons le pied sur Naoshima, petite ile tres connue pour ses musees et architectures contemporaines. La location de velos nous assure une belle journee, bien que courte comparee a tout ce qu’il y avait a y voir ! Nous prenons le temps, avec Mariem de faire un croquis par lieu du Art House Project et je pars visiter seul le musee Lee Ufan (initiateur du mouvement Mono-ha, art contemporain qui n’utilise presque que des materiaux bruts) dessine par l’architecte Tadao Ando (l’un des archis japonais les plus connus).

Le 13 avril, nous arrivons a Himeji pour visiter son chateau dit du Heron Blanc et ses jardins, dont ceux de Koko-en qui reprennent un ancien plan des quartiers des samourais qui entouraient originellement le chateau.

Le lendemain, 14 avril, nous partons au nord de Himeji visiter un parc gigantesque qui n’est autre qu’un grand complexe templier du nom de ENgyo-ji sur le mont Shosha. L’atmosphere presente la-bas est toute particuliere, nous y croisons de nombreux pellerins mais tres peu de touristes et c’est plutot agreable ! L’apres-midi, nous profitons de notre pass de train pour faire un saut au nord de Kobe et aller voir les chutes d’eau de Nunobiki… sous la pluie !

Le 15 avril est dedie a Kobe, grand port japonais. Nous commencons par la visite d’un des musees du sake de la ville, avec une petite degustation a la fin. Nous nous baladons dans les quartiers modernes, les tours et profitons du 24e etage de l’hotel de ville pour admirer la vue panoramique sur cette etendue urbaine. Ce retour dans une grande ville, seulement une semaine apres notre depart de l’ile si verdoyante de Yakushima, est presqu’un choc !

Vous pouvez retrouver quelques photos sur le tumblr !

 

De la suite et fin a Aperuy.

(vous me pardonnerez l’absence d’accents et de ponctuation claire, je suis sur un clavier japonais, parametre pour de l’anglais…)

Apres une seconde semaine de travail (rien de nouveau de ce cote), nous sommes partis randonner pendant 2 jours avec Marie. Le programme etait de gravir le plus haut mont de l’ile, nomme Miyanoura, puis de redescendre de l’autre cote en passant par le sentier des cedres, qui possede le plus grand cedre de la region ! Les paysages etaient magnifiques, malgre un temps couvert et des restes de neige sur les sentiers en altitude. (les photos sont ici https://diaaaaantre.tumblr.com/post/172376055780/instantan%C3%A9s-1-deux-premi%C3%A8res-semaines-au-japon)

Puis je suis retombe malade ! C’etait vraiment inattendu et il semblerait que l’une des plantes utilises en salade me fasse un effet purgatif monumental… Le travail a repris doucement deux jours plus tard pour moi, par le demontage des coffrages beton. Et c’est sur cette activite que mon premier wwoofing se termine. Nous sommes repartis legerement plus tot que prevu avec Marie, car nous souhaitions prendre des journees en plus afin de nous balader sur l’ile et un grand seminaire sur le sol accueillant plusieurs dizaines de personnes a Aperuy aura fini de nous decider, pour laisser nos hotes s’occuper de leur evenement.

Nous sommes donc partis nous installer dans la ville de Miyanoura, port principal de l’ile. Une petite rando supplementaire d’une journee completement sous la pluie pour moi, ou j’ai eu l’occasion de croiser de petits crabes forestiers (oui oui !) et quatre singes tout aussi trempes que moi sur la route du retour. Le lendemain, nous devions prendre le ferry pour retourner a Kagoshima, mais l’ile de Yakushima en a decide autrement… les vagues etant trop hautes, tous les ferries ont ete annules et nous avons repousse notre depart au lendemain. Ces vagues etaient accompagnes d’un vent terriblement fort qui fait partie de l’histoire du Japon. Nous connaissons tous le mot kamikaze, mais peu d’entre nous connaissent son veritable sens ; non pas celui des pilotes suicidaires de la seconde guerre mondiale mais bien vent divin (kami – dieu, kaze – vent), un vent qui par trois fois a repousse les flottes d’invasion chinoise des cotes nippones.

 

Du quotidien journellement renouvelé (ou presque).

„Mais tu vas faire quoi là-bas ?“ Cette question sur le pourquoi du comment de ce voyage au Japon me donne l‘occasion d‘éclaircir quelques points.

Le Wwoofing. Pour les anglophones, c‘est l‘acronyme de World wide opportunities for organic farming. Pour les autres, c’est un réseau mondial et associatif de fermes bio qui accueillent des volontaires pour des périodes variant de quelques jours à plusieurs mois. Les volontaires, toutes nationalités, âges et genres confondus, participent à la vie quotidienne de la ferme (élevage, maraîchage, bricolage divers..) à raison de 5/6 heures par jour, en général 6 jours par semaine. Quelques tâches du quotidien en plus (repas, ménage) sont demandées et la ferme offre en retour logis et couverts. Et surtout un échange humain incroyable puisque le wwoofer se retrouve propulsé dans le foyer de parfaits inconnus qui l‘accueillent comme un des leurs le temps de ce séjour. Sans parler des innombrables bons plans que la famille hôte peut donner sur les coins à visiter, les astuces de voyage et bien évidemment, la transmission des savoirs et savoir-faires de la ferme.

Ce premier Wwoofing se tient à Aperuy, un écovillage situé à 40 minutes à pied de la ville de Anbo, sur l‘île de Yakushima, préfecture de Kagoshima, Kyushu, Japon. Je vous ai décrit les tâches immuables précédemment, maintenant place aux activités thématiques ! Le programme de Marie est légèrement différent, elle passe plus de temps à aider Ayumi et moi Shunzo – que ce soit dit clairement, elle passe plus de temps en cuisine. Égalité des genres, bonsoir ! Dans le désordre et à la Prévert, ça donne : désherbage manuel, taille des arbres, déplacement et empilement de bois de chauffage, puis coupe, montage d‘un mur intérieur en structure bois et finition mortier blanc, création d‘étagères bois, fixation de longes en fer à béton et montage des coffrages bois (pour une futur extension qui servira de maison d‘hôte), réparation et création d‘escaliers extérieurs en bois ( le terrain est en terrasses).

Et l‘évènement du jour : naissance de deux agneaux !

D’une première semaine complète à Yakushima.

Tout d’abord, explications techniques – le mini pc avec lequel je comptais partir n’a pas voulu fonctionner, je me retrouve ainsi avec mon seul smartphone pour interagir sur internet. Cela veut également dire qu’il n’y aura pas de photos prises avec mon réflexe mises sur ce blog – peut-être pourrais-je le faire sur un ordinateur lorsque nous quitterons l’île mais rien n’est sûr.

Flash back.. Retour au mercredi 14 mars, je prends un taxi à 4h30 pour être à l’aéroport à 5h30, deux heures avant mon vol pour Londres. Premier lever de soleil. Transfert sans encombre à Heathrow et ses terminaux que je connais bien depuis 2008. Dans l’avion pour Tokyo, c’est un équipage japonais et un embarquement presque intégralement japonais également ! C’est dans ce beau Boeing que j’ai pu tester les très fameuses toilettes japonaises avec leurs inénarrables jets d’eau nettoyants. L’arrivée à Tokyo passe par une vérification du passeport, déclaration des biens et… Prise des empreintes et de l’iris. Ce qui n’est pas sans me rappeler l’entrée aux USA. À la différence près que, 7 ans après, plus personne ne semble relever cet enregistrement des caractères biophysiques, c’est devenu ‘normal’ pour notre époque… Second lever de soleil en moins de 13 heures ! Puis c’est le vol pour Kagoshima, j’atterris à 10h05 heure locale soit 02h05 en France. C’est un bus qui m’amène au centre-ville de Kagoshima, où je vais retrouver Marie qui est arrivée 24h avant moi, dans la petite auberge de jeunesse que nous retrouverons 3 semaines plus tard, après le premier wwoofing.

Un petit tour dans Kagoshima, repas simple et le temps de savoir comment aller au port d’embarquement du ferry de nuit qu’il est déjà l’heure pour nous d’aller prendre ce bus. Je profite de l’attente pour aller échanger mon bon Japan Rail Pass contre le véritable ticket qui permet pendant 21 jours d’emprunter la majorité du réseau ferroviaire japonais en illimité, y compris quelques sections du Shinkansen. Petit quiproquo dans le bus pour payer le trajet – ici, un petit ticket sort un simple numéro. Il faut ensuite se référer au tableau lumineux au-dessus du chauffeur pour savoir le prix à payer au moment de la descente.

Achat du ticket pour le ferry Hibiscus, où nous sommes installés dans des dortoirs à la japonaise. À savoir : une grande moquette pour tout le monde et un set oreiller – couverture pour chacun. Lumière et Tv allumées, le sommeil est entrecoupé mais la fatigue du voyage aide bien ! Nous débarquons vers 7h à Miyanoura, une des villes majeures de l‘île de Yakushima. En attendant le bus nous faisons connaissance avec un Norvégien et une Japonaise qui vont faire 4 jours de randonnée ici. Très gentils tous les deux, elle nous propose son téléphone pour que nous puissions prévenir nos hôtes de notre arrivée. C‘est Shunzo qui vient nous chercher en mini-van pour nous amener à l‘écovillage d‘Aperuy où nous allons séjourner les 3 prochaines semaines. Il est tout juste 9h et, le temps de poser nos affaires, de nous présenter très brièvement à Ayumi (la compagne de Shunzo) et à Philip (un wwoofer suédois), nous nous changeons et partons directement participer aux activités du jardin sous une pluie tropicale battante !

De ce premier vendredi à aujourd‘hui, les jours ont filé avec une routine quotidienne ponctuée de différents événements. Le matin, après le lever généralement vers 7h, c‘est pliage du futon (matelas fin posé à même le tatamis, couverture et oreiller) et quelques étirements en musique & en solitaire pour moi. Le petit déjeuner, fait des restes du dîner de la veille, est servi à 8h par Ayumi dans la cuisine ouverte sur la pièce de vie (qui est bien séparée de la véritable cuisine où tout est fait au feu de bois dans un poêle construit par Shunzo). Chacun vient alors prendre baguettes, bol, tasse et/ou assiette pour aller s‘installer à table. Nous débarrassons le petit déjeuner, faisons la vaisselle et nous équipons pour aller effectuer la routine matinale : nourrir les poules avec des restes mélangés à du grain et des pousses d‘un genre de renouée, déplacer le couple de chèvres dans le champ pour qu‘il ait suffisamment à manger pour la journée et, si le temps n‘est pas à la pluie, arroser les cultures avec le fertilisant naturel. Fertilisant que l‘on récupère directement de la seconde cuve d‘épuration des toilettes… tout n‘est qu‘histoire de cycles et celui-ci s‘illustre à merveille ici ! Diverses activités nous sont données par Shunzo et Ayumi. Le déjeuner est servi entre 12h et 12h30. Marie a pas mal fait la cuisine des déjeuners en une semaine pendant que Philip et moi bricolions au jardin ou à l‘intérieur. Débarrassage, vaisselle et c‘est temps de repos jusqu‘à la reprise à 14h. Nous repartons sur les activités du matin ou de nouvelles jusqu‘à 17h. Place alors à la routine du soir : couper du bois pour les feux, préparer ofuro (le bain) et aider si besoin à la préparation du repas, servi entre 19h30 et 20h. Puis c‘est débarrassage de la table, vaisselle et temps de discussion avec nos hôtes alors que leurs enfants vont se coucher l‘un après l‘autre (ou tombent de sommeil sur les genoux de leur mère).

Hier devait être notre premier jour de repos avec Marie et nous devions aller faire une petite rando dans le vallon très connu de Shiratani. Elle est partie sans moi car, malade, je suis resté cloué à mon futon toute la journée. La nuit m‘a un peu remis d‘aplomb mais je suis encore faible et Shunzo m‘a conseillé de prendre un second jour de repos. Et il m‘a rassuré ce matin en me disant que mes vrais jours de congé pour aller crapahuter en montagne ne seraient pas consommés par ces jours de repos forcés par mon état de santé – c’est très sympa et bienveillant de sa part.